Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /2009 02:56
Bon ben apres un gros passage a vide, par cause de flemme, je suis de retour sur les ondes. Les vacances sont maintenant finies et il est temps de reprendre son baluchon et de repartir pour une annee entiere de nouvelles aventures.

Donc, je m'y remet et je vous donne rendez-vous ici de facon plus reguliere pour vous conter notre quotidien!

A+

Patrick.
Par Patrick
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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 02:49

Hanoi, 21 mars 2009 1939

Ce matin je me suis levé et je suis sorti dans Hanoï, pour me faire une dernière idée de cette ville avant de repartir pour la frénésie de Hong Kong, de replonger dans le monde du XXIIeme siècle des gratte ciels qui essayent de toucher le ciel. Pendant deux jours, je me suis plonge dans la modernité de la ville, dans les affaires du XXIeme siècle, mais ce matin j’ai pris rendez-vous avec le Hanoï des années folles, celui des Citroen des Panamas. A 6 heures, Hanoï se réveille a peine. Plonge dans cette léthargie, la ville dévoile enfin son vieux visage, buriné par le temps et par l’histoire, son visage colonial, celui d’un pays, a plus de 10000 kilomètres de la France qui voulait ressembler, un peu, a son modèle Européen. Je vous invite a me suivre dans ce voyage dans le temps, ce retour a une France qui avait un Empire et qui s’imaginait que tout ça serait immuable, grave dans le marbre.

Il fait moite. Dans la rue qui se trouve au pieds de l'hôtel, des dizaines de mobylettes ont déjà commence leur ballet, slalomant entre les voitures, klaxonnant les piétons. Je regarde a droite a gauche et je me lance pour traverser la rue. Je me retrouve au milieu d’une nuée de scooters qui passent devant et derrière moi. Un peu comme a cote d’une nuée d’abeilles, j’avance doucement, je ne fais pas de gestes brusques, je regarde devant moi en espérant que tout le monde me verra bien. Le flot traverse je me retourne pour admirer le travail accompli, le flot continue, sans cesse. Les feux ne servent a rien sauf a ajouter un peu de couleur, le sol est marron suite a des pluies pendant la nuit. Malgré le fait que nous soyons au petit matin, le sol est déjà sec, il fait un peu plus de 25 degrés et comme tout bon occidental, la sueur perle sur mon visage, des petites gouttes qui descendent doucement le long de mes tempes. Il fait moite et chaud mais je suis 50 ans en arrière, dans les colonies françaises, celles que les affichent vantaient a grand renfort de slogans pour essayer d’attirer des colons, pour implanter la culture aux autres en essayant d'écraser la leur pour etre sur qu’ils ne pourront pas se passer de nous. La culture commence par les maisons, On se retouve au milieu d’une ville qui semble avoir peu bouge depuis les annees folles.

Les façades sont identiques a celles que l’on peut voir dans Paris et bon nombre d’immeubles ne feraient pas pale figure si on les déplaçait sur les boulevards Haussemaniens de notre capital. La présence française a clairement marquée architecturalement cette ville. L'opéra, les bâtiments officiels, les villas qui ressemblent pour certaines aux même villas qu’on retrouve en Normandie sont une invitation au dépaysement mais en même temps familiers tellement les architectures se ressemblent.

A cote de moi passe une petite dame toute avachie , chapeau pointu sur la tête et sur son épaule un bambou qui lui permet de porter deux paniers ou se trouvent des fruits qu’elle vend a l'unité. Cette scène, si ce n’étaient les scooters qui hurlent derrière est probablement la même qu’il y a 70 ans. Derrière se trouve une affiche géante du parti communiste. Un autre pan de l’histoire du pays s’ouvre. La présence de ces envahisseurs qu’ont été tour à tour les français puis les américains ont pousse ce pays un peu plus dans le communisme. Malgré une économie plutôt fleurissante, des affiches du parti sont bien la pour rappeler que le pays est un pays communiste et son ouverture, malgre ce que peut laisser penser le nombre boutiques, est relativement recent et encore fragile. Des hauts parleurs qui ont probablement étés posés lors des guerres de libération crachent un discours que je ne comprends pas. J’imagine que cette voix un peu hésitante, nasillarde est celle d’un des haut responsables du parti ou bien, qui sait, celle de Ho Chi Min lui-même, repassée tous les matins pour que personne n’oublie les conseils du camarade Ho.

J’avance au petit matin, au bord du lac, des femmes sont en train de faire du Tai Chi avec des éventails, sur un air de musique Vietnamien. Les gestes sont coordonnées, quand les éventails s’ouvrent, ils claquent, tous en même temps, le spectacle est impressionnant et majestueux, je reste quelques minutes captive par ces gestes, leur précision, leur détermination. J’avance encore, les trottoirs utilises dans la journée par les piétons (et aussi les scooters) sont devenus des terrains de badminton. Des gens de tous ages jouent ensemble sur le trottoir, les gestes encore sont précis, rapides, il est 6 heures du matin, mais tout le monde a l’air bien réveillé. Je continue, au gré du vent, sans aucune idée de la ou je vais. Je quitte le lac pour entrer dans le quartier historique de la ville. Un mélange de tous les styles français s’offre a moi, de la maison normande avec ses colombages a la petite maison de maitre de la région parisienne, tous les styles sont représentés. Je me promène, je regarde j'écoute, je sens. Tous mes sens sont en éveil, mes yeux enregistrent tout, gravent ces moments, cette ville fantastique, figée dans le temps.

La ville se réveille doucement et la douce torpeur coloniale laisse la place a une activité quotidienne frénétique. Mais même dans le quotidien, l’histoire, les traditions sont bien présentes. Ici, on vit dans la rue et les rituels semblent immuables, sortis du fond des temps. Les enfants jouent et courent au milieu des nuées de scooters, de ce flot discontinu d’abeilles bruyantes qui vrombissent vomissent leur pollution et semblent faire trembler la terre et le ciel. Ce concert ininterrompu de bruit est parachevé par des coups de Klaxon ininterrompus, inutiles mais devenus nécessaires parce que « tout le monde le fait » ! Sans parer des hurlements et des sollicitations de toutes parts. Si vous cherchez le calme, passez votre chemin, vous ne le trouverez pas ici la ville est vielle par ses bâtiments mais jeune par ses habitants.

Une fois cette promenade achevée, je rentre doucement a l'hôtel Metropol, la civilisation reprends ses droits et moi, je la fuis pour me réfugier dans le colonialisme des années 30. Le Metropol se situe dans le quartier historique d'Hanoï, crée en 1904 il a c’est un vieux bâtiment colonial, une vielle dame assoupie au milieu d'un Hanoï qui s'ouvre au modernisme. A l'entrée trônent deux Tractions avant et des pousses-pousses tout droit tires des années 30. Les chambres de cet hôtel ont été refaites a l’identique, se mélangent alors le confort moderne d’un hôtel 5 étoiles avec le charme désuet d’un ventilateur au plafond, de vieux téléphones des années 30 et d’un service impeccable. Seul bémol, la piscine est minuscule et au milieu du bar, il faut etre tres motive pour y mettre les pieds.

Voilà, je finis doucement cet etrange voyage dans le temps, ce retour dans une France des colonies que je n'ai pas connu, qui étonne et fascine mais ne nous laissons pas leurrer, cette image d'épinal cache aussi les mefaits d'une colonisation et donc d'une exploitation systematique des ressources au profit de la Metropol et une negation des droits de l'homme en ne laissant pas les gens libres de leurs choix; la bonne chose c'est qu'ils nous ont mis dehors, mais ont gardé le plus beau.





Par Patrick - Publié dans : Voyages - Communauté : Expatrie(e)s
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 08:47
Ca fait maintenant quelques mois que je suis en Asie, dans mes superbes bureaux au 30eme etage d'une tour sans ame. Comme tout le monde (enfin j'espere!) j'ai mes petites habitudes, je vous en passe les details, mais vers 14h, je fais un passage oblige pour me repoudrer le nez, ou vous savez.

Depuis 7 mois donc, il y a ce type, un grand tout mince avec une moustache (la meme que l'ouvrier dans les Village People, ou peut etre le policier je sais plus trop) qui va, tel un metronome, aux toilettes. Bien sur cette histoire n'a aucun interet de prime abord, mais laissez mois vous raconter la suite!

Donc il va aux toilettes sur le coup de 14h, mais contrairement a moi, il n'a pas une copie papier de l'Equipe de la veille (on ne se refait pas) mais une petite boite et un petit sac.
Les premieres fois que je l'ai vu, j'etais intrigue par ce visiteur un peu atypique. Ce n'est qu'au bout de deux ou trois fois que j'ai pu assister au "rituel".

La boite est en fait son lunch box (sa cantine a lui) et  dans son petit sac il y a trois choses, du liquide vaisselle (sans la moumoune) une gratounette (sans son alter ego herisson) et.... des gants mapa (ou pas, mais en tout cas des gants a vaisselle).

Le type met meticuleusement ses gants mapa (genre chirurgien qui se prepare a un triple pontage), puis pendant plusieurs minutes, dans l'evier des toilettes (je vous rassure ca n'est pas sale comme dirait le doc) il recurre, lustre et fait briller de milles feux sa magnifique petite boite en plastique. Puis il sort son petit chiffon essuie et essuie encore le fond de la boite et range, un a un les precieux ustensils prets a servir le lendemain.

Enfin, pourquoi Tanguy? Je dirais que le type a environs 30 ans, et je l'imagine (dans un elan buccolique qui ne sied pas necessairement a Hong Kong), chaque matin partir de chez lui et sa maman lui courir apres avec son dejeuner et ses deux choco Bn pour le gouter. Donc pour repondre a ma question, ca doit se dire Tang-Y ou un truc dans le genre!

La prochaine fois, je vous decris les Taxi, ca vaut son pesant de liquide vaisselle aussi!
Par Patrick - Publié dans : Insolite - Communauté : Expatrie(e)s
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 05:57
Le coiffeur c'est un peu l'aventure (on a l'aventure ou on la trouve, moi c'est chez le coiffeur a Hong Kong). Hier midi je suis alle chez le coiffeur. En France j'ai un seul critere pour el coiffeur, qui est le meme que pour le dentiste que ce soit court (en terme de temps, pas de longueur) et le moins douloureux possible (mais ca c'est surtout pour le dentiste un coiffeur douloureux doit clairement pousser a se poser des questions!).
Donc hier, disais-je, je suis alle chez le coiffeur. J'arrive a Admiralty (pas loin de mon bureau) et je rentre chez un coiffeur recommande par un collegue. Tiens il y a plein de gens sur les chaises d'attente, a zut j'ai pas reserve! Tant pis, je rentre.

Les types assis sur les chaises sont en fait les coiffeurs, en attente de clients, bon ben encore une nouvelle illustration de la crise actuelle... Je suis pris en charge directement avec les questions rituelles "c'est pour une coupe" (non je passais, j'ai vu de la lumiere et j'esperais pouvoir faire une coinche!). Allez hop, enveloppe dans ma combinaison on me montre ou se trouve le bac a shampoing. Cheveux mouilles (ca traine pas) shampoing vigoureux (un peu comme "happy feet" mais sur la tete en gros). Et c'est la que ca surprend. En plein milieu de mon shampoing, alors qu'on semblait tenir a peu pres le chrono francais, massage du cuir chevelu. "is it good?" me demande LE (oui c'est un homme) shampouinneur.... "euh Yes" (je crois qu'il me propose une p...). Puis rincage, rerincage, remassage avec de l'eau de rose (mon joli cuir chevelu tout badigeone de fleur de rose!). Sans mentir, ca a bien du prendre 25 minutes de massage divers et varies, surtout divers d'ailleurs.
Comme je suis banquier, je pense finance. "Ce type qui me masse pendant deux heures ca va me couter un bras!". Apres 25 minutes rerincage (ben oui, pas sur qu'ils etaient bien propres!) et je peux enfin m'extraire de ce guet-apens, je saute de ma chaise (hop) et je fonce vers la chaise du coiffeur. Un peu de lecture reconfortante pour macho bas de gamme (GQ et Max, c'est toujours mieux que la lecture que j'avais eu dans un coiffeur a Greenwich Village a Hong Kong, ceux qui connaissent sauront a quoi je fais allusion...). Je me recomforte en lisant cette literature haut de gamme (l'article sur Obama bien sur, pas celui sur la derniere bimbo Hollywoodienne). Bien sur, au milieu de cette lecture philosophique, le coiffeur commence a me parler de la meteo de l'economie, du mauvais FengShui dans un anglais que j'avais (un peu) du mal comprendre. Resultat, fermeture de litterature et discussion philosophique sur le monde...

Bon in fine, ca m'a coute 350HK$ (ce qui est tres cher a HK et plus cher que mes 18Euros a Paris) et plus d'une heure de mon temps (contre 30 Minutes montre en main a Paris). Donc, je peux dire qu'au moins un service est mieux et moins cher a Paris, le Coiffeur. Si vous venez, a Hong Kong, allez ches le coiffeur avant, vous ne ferez pas d'economie sur ce point!

Par Patrick - Publié dans : Insolite - Communauté : Expatrie(e)s
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 03:50
Ce week-end nous sommes alles visiter un temple. En fait, nous sommes alles en direction de la visite d'un temple du cote de Kowloon, mais comme on est encore que des debutants avec la voiture, on s'est perdus. Ben oui, ca arrive!
Bon resultat on se retrouve au milieu de Sham Sui Po, un des quartiers de Kowloon. On trouve un taxi et on part a l'aventure, sans but reel.

on s'est promenes pendant 2 heures dans les petites rues, avec des marches a ciel ouvert sur tout ce que peut vendre Hong Kong, des chaussettes a l'electronique bon marche en passant par les habits pour enfants. Apres cette promenade matinale agreable nous sommes alles dejeuner dans un Pizza Hut (oui, ca n'est pas exotique du tout, mais quand on voit l'etat des restaurants, c'etait le plus sur pour les filles).
Apres s'etre empifre une enorme pizza donc, nous avons fini dans un centre commercial appelle Golden Computer. Et la, c'est noel (enfin pour moi, pour Magali c'est plutot un cauchemar). De l'electronique partout, du sol au plafond, des jeux, des ordinateurs a des prix defiants toute concurrence.
Depuis deux ans, l'achat d'une Wii me demangeait. J'allais ceder lors de sa sortie mais une rupture de stock avait mis fin a la tentation. En arrivant a HK, je me suis achete une PS3 pour le lecteur Blu Ray (oui je vous entends deja, "la pauvre excuse a deux balles").
En me promenant dans ces allees, je voyais des Wii partout. Pique par ma curiosite je demande le prix. Le premier me parle de 1600HK$. Tiens ca me parait pas cher, dans mes souvenirs elle coutait 250Euros en France. Je redemande un peu partout, le prix baisse a 1450HKD (145Euros). Wow (enfin Wii devrais-je dire). 

Apres avoir un peu tourne pour voir (et me donner bonne conscience), je finis dans une toute petite boutique. La fille me la propose a 1400HKD et 1700HKD si je prends deux manettes de jeux et deux nunchuks. A la Fnac, la meme chose coute 309Euros! Bon vous me direz, "oui mais tu n'as pas Wii sports" et la je vous repondrai que non, mais pour 2100HKD (210Euros) j'ai  la console, deux manettes et nunchuks, deux volants (pour Mario Kart) un chargeur de batterie specialement concu pour la Wu (je n'ai pas fait de faute, c'est bien comme ca avec un trema sur le U, ) . En ce qui concerne les jeux je peux jouer aux jeux de tous les pays (elle est debridee)!

Voila, je trouve que pour ce prix on aurait eu tort de se priver. J'ai achete les Lapins Cretins III et dimanche soir nous avons fait des danses endiablees avec Roxane, sur ce jeu qui m'a bien fait marrer!

PS: un petit message perso pour les Troufflaut, merci pour le message et holalala qu'es-ce qu'elles ont grandi les filles!
Par Patrick - Publié dans : Visite de Hong Kong - Communauté : Expatrie(e)s
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